Dans 80% des cas, fatigue et depression sont liées. Appelée
aussi asthénie, la fatigue peut bien sûr être un symptôme
de dysfonctionnement physiologique, bénin comme une affection virale
de type grippe ou angine, ou plus grave comme un cancer ou une hypothyroïdie.
Comment peut-on donc reconnaître la fatigue de la depression, et quels
sont les moyens d'y remédier ?
La fatigue de la depression ne se différencie en aucune manière
d'une fatigue liée à une maladie de l'organisme. Intense, durable,
souvent chronique, elle est tout aussi réelle que lorsque elle provient
d'une maladie clairement identifiable. Avant de pouvoir conclure à une
fatigue depression, le médecin doit donc procéder à tous
les tests permettant d'éliminer les autres causes possibles de fatigue.
La fatigue de la depression peut toutefois être soupçonnée
assez rapidement en fonction du profil du patient. Les jeunes cadres dynamiques
assaillis de stress et surmenés sont ainsi des cibles privilégiées
pour ce type d'affection. A l'inverse, les personnes qui sont sorties de la
vie active depuis peu, jeunes retraités ou mères en congé parental
prolongé, peuvent être atteintes d'une fatigue de depression.
Pour lutter contre la fatigue de la depression, il n'existe pas de traitement unique. Bien souvent, le médecin généraliste réorientera son patient vers un psychothérapeute, qui pourra procéder à un diagnostic approfondi, et prescrire au besoin des antidépresseurs et des anxiolytiques. Simple béquille en attendant de trouver une solution sur le long terme, les antidépresseurs permettront de limiter la sensation de fatigue. Mais ils devront être accompagnés de réaménagements dans la vie professionnelle ou personnelle du patient, qui seront les seuls véritables remèdes pour une fatigue de depression.